Pour les nostalgiques … Les problèmes de la traversée du bourg ne datent pas d’aujourd’hui … Début 2011, une pétition a circulé dans la commune.
Cette pétition a recueilli 132 signatures (quelquefois, une par foyer). Elle a été envoyée par lettre recommandée, avec accusé de réception, au Président du Conseil Régional des Deux-Sèvres, M. Eric Gautier. Elle a été aussi envoyée au député, au sénateur et à la Préfète. Elle a été remise en mains propres à la gendarmerie. Le 4 juillet 2011, seulement deux réponses sont parvenues : du sénateur Michel Bécot et une du député Jean-Marie Morisset. Pas de réponse du Conseil Général, ni de la Préfecture. Le Maire, Pierre Bigot, a indiqué que le Conseiller Général Dominique Paquereau approuvait ; il a précisé que le sous-préfet était en congé, mais son chef de cabinet était au courant.
Devant ce mépris de la part des autorités, il a été décidé de passer à l’action. Aux entrées du bourg …
Le jeudi 7 juillet 2011, à 16 heures, … grande opération « ralentissement »
Le tract ci-dessous a été distribué aux automobilistes.
Lors de cet après-midi d’action, il y a eu en permanence 5 gendarmes. Le capitaine de gendarmerie s’est déplacé de Parthenay ; il est resté une demi-heure.
La presse régionale a fait largement part de cette action.
Pourtant, tout le monde était prévenu comme l’indique les extraits de presse ci-dessous.
On pourra aussi télécharger un extrait du journal télévisé 19-20 du Poitou-Charentes (mercredi 6 juillet 2011 à 19 h) en cliquant ici.
On pourra prendre connaissance d’extraits de procès-verbaux de séances du conseil municipal (2009-2011) en cliquant ici.
Suite à cette action, une association a été créée : Association de Défense des Marnois (ADM). Cette association est aujourd’hui en sommeil.
Nous avons encore deux lavoirs communaux (le Gué de Douron et la Grève) et d’autres privés.
On se souvient de « la Buie », réunissant les gens de plusieurs villages (St Jouin de Marnes, Douron,..) à Marnes, pour aller laver leur linge au lavoir du Gué de Douron. Souvent, il n’y avait pas plus de 2 hommes. Ils étaient présents pour s’occuper des chevaux, leur donner à manger et descendre les choses lourdes des charrettes. C’était là que la vie publique de Marnes s’exprimait: les bonnes nouvelles et les mauvaises, les querelles entre famille, tout était dit en ces lieux…
Avant d’aller au lavoir, le linge avait été préparé. Jusque dans les années 50, on faisait bouillir le linge dans des pônes avec de la cendre tamisée. Puis, on le mettait dans un bac à laver avec de l’eau chaude, si on avait la possibilité de faire chauffer l’eau chez soi, et on le frottait avec du savon. Sinon on l’emmenait au lavoir où on le frottait avec l’eau de la rivière.
A partir de 1955, on faisait bouillir le linge dans un fourneau avec la lessive. Une fois bouilli, on le brossait également dans un bac à laver.
Puis, après que le linge soit lavé, on allait au lavoir pour le rincer. On emmenait son garde genou, sur lequel, on posait le linge pour le taper avec un battoir jusqu’à ce que l’eau rendue soit claire.
Puis, à la maison on faisait tremper le linge avec « une boule bleue » pour le faire blanchir. Peu à peu les lavoirs furent désertés suite à l’apparition des premières machines à laver.
Le Gué de Douron servait aussi d’abreuvoir pour les bêtes.
Dans le hameau de Lion, la fontaine a été aménagée par la commune en 1996 en partenariat avec le SIVOM (Syndicat Intercommunal à Vocations multiples du Pays Thouarsais). L’eau s’écoulait ensuite dans des bassins. Le premier bassin servait autrefois d’abreuvoir pour animaux. Le deuxième bassin servait de lavoir (grâce à un bâtiment qui a été retiré).
La commune dispose aussi de quelques lavoirs privés.
Quelques photos récentes, pour terminer.
Vous trouverez toutes ces informations (et bien d’autres) dans le bulletin trimestriel n° 17 (juillet 2009).
Pendant environ un mois, l’entraide n’était pas un vain mot. Pendant un jour, un jour et demi, on battait du blé (100 à 120 sacs de 80 kg), de l’orge destinée à être transformée en farine pour les animaux, de l’avoine qui entrait aussi dans l’alimentation animale. Quand la « locomobile » à charbon, qui plus tard sera remplacée par un tracteur, pénétrait dans la cour, une fièvre travailleuse s’emparait de la ferme. Les femmes avaient préparé les menus des copieux repas qui permettaient à la trentaine de travailleurs présents sur le site de récupérer des forces après de longues heures de labeur.
Sur la cour, les hommes s’affairaient, chacun selon des capacités. Les uns (souvent les plus jeunes) alimentaient la batteuse sur laquelle se trouvaient les « endaineurs » qui sans relâche nourrissaient l’insatiable machine. La construction était l’affaire de spécialistes qui rivalisaient d’adresse et de savoir-faire pour manipuler les fourchées de paille, chacun n’étant pas peu fier de sa participation à l’édification de cet édifice. Le poste des « grands balles » n’était pas le plus envié. L’homme passait toute sa journée sous le monte-paille à récupérer dans sa « berne » paille et balles, dans la poussière, le bruit et la chaleur. Les porteurs, jeunes et solides, chargeaient sur leurs épaules de lourds sacs de grain qu’ils transportaient jusque dans le grenier. Quand la récolte était bonne, ça « pissait » au cul de la batteuses et il ne fallait pas chômer en route même si parfois l’escalier était plutôt mal commode. Les enfants étaient fiers et heureux de porter la bouteille munie de sa « lire » qui étanchait la soif des travailleurs et faisait « couler » la poussière. Quand « sifflait » l’heure du repas, on posait qui le sac, qui la fourche et on s’asseyait autour de la grande table. Le repas se déroulait dans une ambiance chaleureuse. La moissonneuse-batteuse mettra fin à cette époque que l’on n’évoque pas aujourd’hui sans nostalgie.
Les battages avaient lieu dans les « différentes exploitations ». Du début du siècle aux années 50, la batteuse, mue par la vapeur, puis par le tracteur, se déplaçait de ferme en ferme. Ainsi, à Marnes, on battait chez … (voir plan) 1 – BAUMARD 2 – VERGNAUD Israël 3 – TOURET Aristide 4 – PELLETIER Théodore 5 – GAUFRETEAU Abel 6 – PERCEAU Jean 7 – COUTON Louis 8 – DEGUIL, .. JOYAULT Georges 9 – PUCHAUD Sylvain 10 – MOULIN Clément 11 – TACHET Paul 12 – JOYAULT Victorien 13 – DAVID Paul 14 – BOULIN 15 – TEXIER Fernand 16 – VOYER Marcel 17 – AUBOURG Gaston 18 – BEAUDRON Fernand & Michel 19 – PERCEAU André 20 – MAINGOT Jean 21 – CHAUVEAU Albert 22 – BRECHET René 23 – ABRAME André 24 – GUILBOT Marcel 25 – HOULLIER Edgard 26 – BERTRAND Raymond 27 – METAIS Félicien 28 – VALENCON Aimé 29 – ROUX Jean 30 – PERCEAU Marcel 31 – BARRET Henri 32 – ARNAULT Moïse 33 – PANIER Alise 34 – HOULLIER Bastien 35 – MORNET Henri 36 – BRECHET Désiré 37 – BARRET Xiste 38 – GEORGET 40 – BRECHET Anselme 41 – CHALON Raymond 42 – CERCLE Léonidas 43 – BRAULT Raymond 44 – LANDRY Félix, .. Pierre 45 – FOUCTEAU Achille, .. Hervé 46 – ROUX Roger 47 – GIGOT, .. DE ST STEBAN Pierre
à LION : 48 – DERISSON Eugène 49 – DERISSON Elise 50 – MORTON Roger 51 – CLISSON, …, GEAY 52 – TETREAU Hyacinthe 53 – GIRET Gilbert et André 54 – THIOLLET Marcel 55 – THIOLLET Frédéric 56 – DUBARD André 57 – BERTRAND Fernand
à la PINATTERIE : 58 – POIGNANT Rachel 59 – PLUMEREAU Alphonse
Il peut y avoir quelques oublis …
Vous trouverez ces informations (et bien d’autres) dans le bulletin municipal n° 10 (juillet 2002).
En 1907, M. Léopold GEORGET achète un terrain dans la rue de la Gargouille et entreprend la construction d’une laiterie. Au départ, l’énergie est fournie par un moteur à pétrole fonctionnantà la luciline (le carburant). Les carrioles sillonnant la campagne environnante (surtout dans la Vienne : Ouzilly, Saint-Clair, Mouterre-Silly …) sont équipées d’écrémeuses. Le lait est écrémé sur place, le fermier garde le « petit lait » (lait écrémé) pour élever ses animaux. Les journées des ramasseurs étaient très longues et commençaient avant le lever du jour. A cause de la chaleur, ils devaient revenir à Marnes entre 12 h et 13 h pour décharger le produit de la collecte. La laiterie fabrique alors des produits de qualité : beurre et fromage. En 1912, une médaille d’argent obtenue lors d’un concours à Paris récompensera les efforts de M. GEORGET. L’année suivante, afin de moderniser sa production, il entreprend un voyage à Vierzon et en ramène une puissante « Locomobile » – machine à vapeur – achetée 5 300 F (de l’époque bien sûr). Il fallait faire de nombreux voyages à la gare de Moncontour pour aller chercher le charbon alimentant la machine mais aussi pour expédier vers les Halles de Paris le beurre et le fromage. En 1914, la guerre éclate et M. GEORGET continue avec l’aide d’un personnel très féminin. Plus tard, son gendre, M. Félicien BOURRY prendra la succession et fera fonctionner la laiterie jusqu’en 1937, époque où il arrêtera brusquement, la concurrence étant devenue trop vive. La laiterie de Marnes avait vécu.
Vous retrouverez toutes ces informations (et bien d’autres) dans le bulletin municipal n° 8 (juillet 2000).
La Dive a pendant de nombreuses années alimenté une multitude de moulins. Moudre le blé (farine panifiable) ou autres céréales (aliment pour bétail) était alors une activité économique importante de notre bourgade. Sur le plan ci-dessous, vous ne compterez pas moins de 13 moulins.
De 1932 à 1949, M. Henri Barret a fait tourner le moulin de la HAIE, écrasant les céréales pour en faire de la mouture. Ses tournées de ramassage ou de livraison le conduisaient à Mazeuil, à Saint Jouin de Marnes, aux Jumeaux … Il desservait non seulement les bourgs mais aussi les hameaux.
M. Michel Roux a, lui aussi, fabriqué de la mouture (céréales transformées en farine) de 1958 à 1985 dans son moulin dit Moulin FARFREAU. Il effectuait des tournées à Marnes mais aussi dans les communes environnantes : Messais, Saint Clair, Renoué, Aulnay, Frontenay sur Dive, Saint Chartres …
Le moulin de la GARGOUILLE (propriété de la famille Landry) fabriquait essentiellement de la farine panifiable destinée aux boulangers des environs. Ce moulin ne possédait pas de meules mais un système de cylindres.
Le moulin de MALGRIPPE a fabriqué de la farine pour les animaux jusqu’en 1958.
Devant le moulin n° 10 : sacs debout : farine ; sacs couchés : son.
Devant le moulin n° 5
Quelques vestiges du passé …
Vous retrouverez toutes ces informations (et bien d’autres) dans le bulletin municipal n° 6 (décembre 1998).
Après la première guerre mondiale, la population marnoise passée de 644 en 1911 à 546 en 1921 ne cessera de décroître … A cette période, Marnes est essentiellement tournée vers l’agriculture. Les agriculteurs sont nombreux (environ 70 en 1934), la mécanisation n’a pas encore fait son apparition. Les attelages (beaucoup de mulets) assurent le travail. Les deux bourreliers, le cordier, les meuniers, les maréchaux-ferrants mais aussi le sabotier, le cordonnier ne manquent pas de travail. Le lait des vaches alimente la laiterie située rue de la Gargouille ; deux ou trois familles vivent du commerce des bestiaux. On peut se ravitailler à la boucherie, à la boulangerie et aux différentes épiceries où l’on trouve denrées alimentaires mais aussi sabots, semelles, mercerie, tissu … On ne compte pas moins de 7 ou 8 cafés (c’est le lieu de rencontre de l’époque !) et même un hôtel restaurant Le Cheval Blanc. De nombreuses femmes sont couturières (4 couturières à domicile et 6 allant en journée) ou lingères (3 lingères dont une plus particulièrement spécialisée dans le gaufrage et le tuyautage des bonnets).
Le plan ci-dessous permet de situer les anciens commerçants et artisans marnois. 01 Maçon 02 Café et armurerie – bicyclettes 03 Café 04 Mme Perreau prenait des locataires 05 Laiterie-fromagerie 06 Boucherie 07 Boucherie – Commerce de bestiaux 08 Hôtel-Restaurant « Le Cheval Blanc » 09 Maréchal-Ferrant (Compagnon du Tour de France) 10 Bourrelier 11 Menuisier 12 Café-restaurant et coiffeur une fois par semaine 13 Cordonnier 14 Café et Marchand de grains 15 Epicerie – Vente de poissons (tournées à cheval) 16 Maréchalerie – Vélos – Armurerie 17 Maçon 18 Bourrelier 19 Boulangerie 20 Petit café (vente de chopines) – Menuiserie 21 Vente de sabots – Ressemelage – Tissus 22 Sabotier 23 Epicerie 24 Café – Tabac – Téléphone – Coiffeur 25 Epicerie 26 Menuisier 27 Charron 28 Elevage et vente de chevaux
Numéro 16
Numéro 16
Atelier de couture
Numéro 18
Vous retrouverez toutes ces informations (et bien d’autres) dans le bulletin municipal n° 5 (juillet 1998)