Dans la presse

Dans la Nouvelle République, le 18 janvier 2025 :
Près de Thouars : il faut sauver l’église de Marnes

Vidéo de la Nouvelle République, le 16 janvier 2025 :
VIDÉO. Qui veut sauver l’église Saint-Jean-Baptiste de Marnes ?

Dans le Courrier de l’Ouest, le 10 janvier 2025 :
Pour sauver cette église classée aux Monuments historiques, cet élu appelle au mécénat

Dans la Nouvelle République, le 11 juin 2024 :
Une petite commune près de Thouars mise sur le Loto du patrimoine pour rénover son église

Dans La Nouvelle République, le 13 octobre 2023 :
À Marnes, l’église classée dépérit faute de soutien et de moyens

Dans le Courrier de l’Ouest, le 9 octobre 2023 :
PATRIMOINE. Dans les Deux-Sèvres, une église en grand péril que la mairie cherche à sauver


Au secours !!!

L’église Saint-Jean Baptiste est en péril ….

Vue de loin, par temps de brouillard, l’église semble très bien mais … en s’approchant …

  • La couverture sur son ensemble est recouverte de lierre, d’herbe et de jeunes cyprès

Pour avoir une image en plus haute définition, cliquer ici.

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  • A l’intérieur, on observe des dépôts verts généralisés sur les murs et les plafonds.

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Comment en est-on arrivé là ?

Fin 1999, la toiture en lauzes avait été remise en parfait état, comme en témoigne l’extrait du bulletin municipal de juillet 1999 ci-dessous :

En 2001, sous l’impulsion de la DRAC, un «protocole expérimental» est mis en place afin de limiter
l’humidité à l’intérieur.
Cette expérience n’ayant malheureusement eu aucun effet, l’équipe municipale s’est orientée vers le drainage. Cette opération, précédée de fouilles a été réalisée en 2004.

Hélas, la suite des événements a montré que le drainage n’a pas permis de résoudre tous
les problèmes d’humidité à l’intérieur de l’église.



… les années ont passé ….


Le 29 novembre 2019, la direction de la DRAC a fait parvenir à la mairie le compte-rendu d’une visite de l’église effectuée le 28 octobre 2019. Ce document comportait plusieurs pages et, en conclusion :

(remarque purement personnelle : en 2019, cette étude n’a jamais été communiquée à l’équipe municipale alors en place dont je faisais partie. Y a-t-il eu d’autres visites d’Architecte de Bâtiments de France auparavant ? ??? …)

Depuis la rénovation de 1999, aucun nettoyage, ni entretien de la toiture de l’église n’a été effectué.

C’est probablement la raison pour laquelle, la végétation s’est installée sur la toiture qui a perdu son étanchéité, ce qui crée un désordre dans les voûtes. C’est pour cela que la DRAC a suggéré de prendre un arrêté de péril, pour un problème de sécurité, sous la responsabilité de Madame le Maire.


ET maintenant …

Suite au rapport de la DRAC de 2019, la municipalité peut lancer une étude diagnostique.


Le devis choisi doit être envoyé à la DRAC pour approbation. Le montant de l’étude diagnostique
sera alors subventionné au maximum à 80 % par l’ensemble des collectivités (DRAC, Région,
Département).

Pour le pourcentage restant, il est possible de se tourner vers la Fondation du Patrimoine (habilitée à
percevoir des contributions, mais également à faire profiter aux donateurs d’environ 60 % de
déduction fiscale). On entend par donateurs les mécénats d’entreprise et les dons privés.

Le montant de l’étude ne sera exigible qu’à la remise du diagnostic. Toutefois, la commune
peut demander une avance à la DRAC si besoin est.


A quoi sert une étude-diagnostique ?
(extrait d’un document téléchargeable sur le site du ministère de la culture :
Guide pratique_conduire une opération de travaux_immeuble inscrit)

« Le diagnostic peut porter sur tout ou partie d’un immeuble. Il permet d’établir le constat détaillé de
l’état actuel du bien et la détermination de la nature et des causes de toutes les altérations et désordres,
ainsi que les conclusions qui en résultent. Le diagnostic est fondé sur l’observation, l’investigation et
l’analyse historique. Cf. Norme européenne EN 15898 : 2011 (F) Terme 3.6.6.
Le diagnostic permet de préciser le programme de l’opération. Le diagnostic comprend notamment une
présentation de l’opération, des relevés, un état des lieux de la partie du bâtiment à restaurer, une
analyse et une synthèse des études documentaires et d’investigation scientifiques et techniques existantes,
les différentes hypothèses de restauration qui seront à approfondir dans le cadre de la mission de base,
une estimation financière sommaire de ces différentes propositions. Le diagnostic indique si nécessaire le
recours à des études complémentaires d’investigation des existants. »

Le vendredi 30 juin 2023, l’association Florilège et deux représentants de la municipalité ont eu le plaisir d’accueillir, devant l’Église Saint Jean Baptiste de Marnes, M. et Mme SAINT-BONNET.
M. Guy SAINT-BONNET, Architecte du patrimoine et Architecte des bâtiments de France retraité, a expliqué la marche générale à suivre pour enclencher des travaux de restauration de l’église. Il a ensuite pris connaissance des lieux et se dit prêt à aider la municipalité dans ses démarches.

Le 10 juillet 2023, un compte-rendu de cet entretien été envoyé par mail :

  • à Madame le Maire de Marnes,
  • à Madame Christelle BEGUE, Directrice adjointe Culture à la Communauté de Communes du Thouarsais
  • à Monsieur Philippe CHAUVEAU, vice-Président responsable de la culture et du patrimoine à la Communauté de Communes du Thouarsais

Afin « d’officialiser » cette information, le mardi 11 juillet 2023, une version « papier » du compte-rendu a été envoyée par lettre recommandée avec accusé de réception.

Vous pouvez télécharger le compte-rendu de cette visite en cliquant ici.


Renseignements complémentaires

Les renseignements sont tirés du livre “Le patrimoine de Gâtine” de Stéphanie Tézières (Editions Atemporelle).

patrimoine_gatine

Vous pouvez télécharger un document réalisé par le Centre théologique de Poitiers en cliquant ici.

Le texte ci-dessous est extrait du livre  LE PAYS THOUARSAIS de Maurice Poignat, 1982

L’EGLISE SAINT-JEAN

Classée monument historique en 1862, « L’église romane Saint-Jean Baptiste de Marnes – écrit René Crozet – est d’une rare qualité en dépit de certaines irrégularités ».
La forme carrée de son chevet et celle des baies de son transept méridional traduisent des influences limousines.
Rectangulaire, elle comprend un transept très développé. Relativement courte, la nef à trois travées en berceau brisé sur doubleaux est dépourvue de collatéraux.
Au carré du transept les faisceaux de colonnes couronnées de chapitaux aux corbeilles sculptées de feuillages, imitées de l’acanthe corinthienne, portent une coupole octogonale sur pendentifs triangulaires. Les nervures à profil torique retombent alternativement sur les tailloirs des chapiteaux des colonnes d’angle et, en s’effilant, sur le sommet des arcs.
Sa curieuse coupole porte un clocher carré. Chacune de ses faces a deux étroites et hautes couvertures et trois colonnes appliquées. Au lieu de les amortir comme dans la plupart des clochers du roman poitevin, les colonnettes des extrémités se situent légèrement en retrait des angles qu’elles encadrent. Le clocher est flanqué, au sud-est, d’une petite tourelle ronde abritant un escalier. Le portail principal s’ouvre au midi, à l’extrémité du bras du transept. Son seuil est sensiblement plus élevé que celui de l’église dans laquelle on pénètre en descendant plusieurs marches. Ce portail s’écarte nettement du type poitevin. L’angle de chaque voussure s’orne d’un boudin du même diamètre que celui des colonnettes.
Ils en sont séparés par un motif sculpté remplaçant le chapiteau. La fenêtre qui le surmonte est dépourvue de bordure. L’extrados de sa voussure extèrieure est bordé, depuis le sol jusqu’au sommet, d’une frise de feuillage très stylisée.
– Sous l’église, des caveaux qui intriguèrent fort Prosper Mérimée lorsqu’il visita l’église en 1840, posent, du fait de leur exiguité, une énigme que les archéologues n’ont pas résolue.
– L’église de Marnes fut donnée au monastère de Saint-Philibert-de-Granlieu, par Charles le Chauve, en janvier 854.
– De la viguerie de Marnes dépendait, entre autre, comme simple villa, la paroisse Saint-Martin de Louin qui constitua, plus tard, un prieuré de l’abbaye d’Airvault.
– En 1730, le curé de Marnes, Messire Louis Deniau, participa à l’Assemblée Générale du Clergé.
– En 1804, après la réorganisation du diocèse, l’abbé Chamaillard fut nommé curé de Marnes.

LA CROIX HOSANNIERE

Dans la partie haute du vieux cimetière, qu’un chemin de plaine sépare de la façade du transept de l’église paroissiale, une haute croix hosannière, tel un phare mortuaire voisine avec de très anciennes tombes aux épitaphes effacées.
Erigée sur un socle circulaire, à trois marches, de huit mètres de diamètre, supportant un piédestal cubique, ses quatre colonnes accolées sont surmontées d’une croix reposant sur une plate-forme chanfreinée ornée de pointes de diamant. Edifiée au XIIème siècle, elle a été restaurée au XVIIème siècle.


Présentation

Isolée du bourg, l’église Saint Jean-Baptiste est bâtie sur le point culminant de l’agglomération.

En 854, elle est donnée par Charles le Chauve au monastère de Saint-Philibert-de Grand-Lieu.
L’édifice actuel date du XIIème siècle.  Il a été classé Monument Historique en 1862.

L’église adopte un plan cruciforme : une nef unique de trois travées, un transept à absidioles et un choeur à chevet plat de deux travées.

La nef, couverte de voûtes en berceau brisé, est décorée de chapiteaux sculptés de végétaux, de personnages aux bras repliés sur la poitrine.
A la croisée du transept, une coupole nervée repose sur des piliers très développés pour supporter la tour carrée du clocher.

Les chapiteaux sont sculptés de feuilles d’acanthe en fort relief d’où émergent des têtes. Certains ont été remaniés au XIXème siècle en plâtre armé.


Eglise Saint-Jean Baptiste

Isolée du bourg, l’église est bâtie sur le point culminant de l’agglomération.

En 854, elle est donnée par Charles le Chauve au monastère de Saint-Philibert-de Grand-Lieu.
L’édifice actuel date du XIIème siècle.  Il a été classé Monument Historique en 1862.

L’église adopte un plan cruciforme : une nef unique de trois travées, un transept à absidioles et un choeur à chevet plat de deux travées.

La nef, couverte de voûtes en berceau brisé, est décorée de chapiteaux sculptés de végétaux, de personnages aux bras repliés sur la poitrine.
A la croisée du transept, une coupole nervée repose sur des piliers très développés pour supporter la tour carrée du clocher.

Les chapiteaux sont sculptés de feuilles d’acanthe en fort relief d’où émergent des têtes. Certains ont été remaniés au XIXème siècle en plâtre armé.

Les renseignements sont tirés du livre « Le patrimoine de Gâtine » de Stéphanie Tézières (Editions Atemporelle).

patrimoine_gatine

Vous pouvez télécharger un document réalisé par le Centre théologique de Poitiers en cliquant ici.

Le texte ci-dessous est extrait du livre  LE PAYS THOUARSAIS de Maurice Poignat, 1982

L’EGLISE SAINT-JEAN

Classée monument historique en 1862, « L’église romane Saint-Jean Baptiste de Marnes – écrit René Crozet – est d’une rare qualité en dépit de certaines irrégularités ».
La forme carrée de son chevet et celle des baies de son transept méridional traduisent des influences limousines.
Rectangulaire, elle comprend un transept très développé. Relativement courte, la nef à trois travées en berceau brisé sur doubleaux est dépourvue de collatéraux.
Au carré du transept les faisceaux de colonnes couronnées de chapitaux aux corbeilles sculptées de feuillages, imitées de l’acanthe corinthienne, portent une coupole octogonale sur pendentifs triangulaires. Les nervures à profil torique retombent alternativement sur les tailloirs des chapiteaux des colonnes d’angle et, en s’effilant, sur le sommet des arcs.
Sa curieuse coupole porte un clocher carré. Chacune de ses faces a deux étroites et hautes couvertures et trois colonnes appliquées. Au lieu de les amortir comme dans la plupart des clochers du roman poitevin, les colonnettes des extrémités se situent légèrement en retrait des angles qu’elles encadrent. Le clocher est flanqué, au sud-est, d’une petite tourelle ronde abritant un escalier. Le portail principal s’ouvre au midi, à l’extrémité du bras du transept. Son seuil est sensiblement plus élevé que celui de l’église dans laquelle on pénètre en descendant plusieurs marches. Ce portail s’écarte nettement du type poitevin. L’angle de chaque voussure s’orne d’un boudin du même diamètre que celui des colonnettes.
Ils en sont séparés par un motif sculpté remplaçant le chapiteau. La fenêtre qui le surmonte est dépourvue de bordure. L’extrados de sa voussure extèrieure est bordé, depuis le sol jusqu’au sommet, d’une frise de feuillage très stylisée.
– Sous l’église, des caveaux qui intriguèrent fort Prosper Mérimée lorsqu’il visita l’église en 1840, posent, du fait de leur exiguité, une énigme que les archéologues n’ont pas résolue.
– L’église de Marnes fut donnée au monastère de Saint-Philibert-de-Granlieu, par Charles le Chauve, en janvier 854.
– De la viguerie de Marnes dépendait, entre autre, comme simple villa, la paroisse Saint-Martin de Louin qui constitua, plus tard, un prieuré de l’abbaye d’Airvault.
– En 1730, le curé de Marnes, Messire Louis Deniau, participa à l’Assemblée Générale du Clergé.
– En 1804, après la réorganisation du diocèse, l’abbé Chamaillard fut nommé curé de Marnes.

LA CROIX HOSANNIERE

Dans la partie haute du vieux cimetière, qu’un chemin de plaine sépare de la façade du transept de l’église paroissiale, une haute croix hosannière, tel un phare mortuaire voisine avec de très anciennes tombes aux épitaphes effacées.
Erigée sur un socle circulaire, à trois marches, de huit mètres de diamètre, supportant un piédestal cubique, ses quatre colonnes accolées sont surmontées d’une croix reposant sur une plate-forme chanfreinée ornée de pointes de diamant. Edifiée au XIIème siècle, elle a été restaurée au XVIIème siècle.