Fontaine de Lion

Au hameau de Lion, sur la Commune de Marnes, une fontaine rénovée en 1998, sous son toit de tuiles rouges, alimente plusieurs bassins lavoir, avant d’aller rejoindre la rivière. Les habitants du hameau de Lion ont pendant très longtemps consommé l’eau de cette source, même après l’installation de l’adduction d’eau.
A côté des bassins, un petit sous-bois frais, bordé d’un ruisseau et d’un sentier pédestre donne accès à des jardins à l’abandon.


Château de Retournay

(page en construction)

Petit château du 16ème dont le style Renaissance dont l’édifice est de plan carré. Il comprend des fenêtres à meneaux sur les quatre façades, trois lucarnes ornées de pilastres, une tour d’escalier percée de meurtrières, une échauguette et une bretèche au-dessus de la porte. L’intérieur conserve trois grandes cheminées superposées dont les hottes sont soutenues par un chapiteau décoré. Dans un commun à proximité, subsiste une porte à pont-levis, offrant une première défense. Un ensemble de bâtiments de servitudes encadre le château.


Visite guidée – 25 août 2 007

Le samedi 25 août 2 007, a été organisée une visite animée par une guide-conférencière de l’association ATEMPORELLE.

Située à la limite du département de la Vienne, dans la charmante vallée de la Dive, Marnes conserve un patrimoine caractéristique des pays calcaires.

La visite a commencé par l’église romane Saint-Jean Baptiste datant du XIIème siècle couverte en lauzes. L’église a un plan en croix latine. Des fouilles ont permis de montrer la présence de souterrains à l’aile nord. Sur la voûte, on peut constater la présence de pots acoustiques.

La visite se poursuivait par le cimetière.
Il y avait deux cimetières : le petit et le grand. Le cimetière a fait parler de lui au dix-neuvième siècle, lors d’un conflit entre le maire de la commune et le curé, l’abbé Martin, au sujet de la plantation d’arbres (qui a nécessité l’arbitrage du sous-préfet).

Au fond du cimetière, trône la Croix hosannière.
4 colonnes agglomérées correspondent aux piles poitevines qu’on retrouve dans les églises de la région. On voit apparaître ces croix à l’époque romane ; leur nom vient de l’acclamation : Hosanna. Le dimanche de Pâques, il y avait procession entre l’église et la croix pour faire bénir le buis, appelé buis hosanne.
Une soixantaine de visiteurs ont participé à ce parcours-promenade ensoleillé.

Après un passage devant le site où se déroula la « bataille de Moncontour », la visite se poursuivait devant le château de Retournay (XVIe siècle). Le cadastre napoléonien le présente tel qu’il fut au début du XIXème siècle. De chaque côté, il y a des fossés en eau qui assuraient une protection. L’entrée avec un porche montre visiblement les traces d’un pont-levis. Les participants ont pu admirer l’extérieur du château.

Le groupe a pu ensuite découvrir le terrain du Four à pain. Quelques passionné(e)s de la commune ont entrepris la remise en état de ce four. Il faisait aussi office buanderie. L’étage permettait de placer les fagots pour alimenter le bois. Un puits voisin permettait de remplir les cuves à lessive. Les cendres du foyer étaient utilisées pour la lessive de la pone.

La visite s’est terminée au lavoir sur la Dive, près du Gué de Douron. En passant dans la rue du Poiron II, on peut remarquer quelques os plantés dans un mur. Ils permettaient probablement de suspendre le chanvre pour le sécher. Le gué de Douron permet de traverser la Dive. Il est situé à proximité de la voie romaine (reprise en partie par la route départementale).


L’Histoire de Marnes

Les pages ci-dessous ont été réalisées grâce aux travaux du Club Archéologie de Thouars.

Depuis de nombreuses années, l’équipe du club Archéologie du Centre Socio Culturel du Thouarsais étudie avec passion les traces laissées par nos ancêtres sur la commune…

Ces  années se sont traduites  par l’édition d’un livre dénommé « MARNES EN PROFONDEUR« …Des premiers temps de la Préhistoire à l’époque médiévale en passant par la période gallo-romaine et les souterrains, Marnes se dévoile sous un nouveau jour avec un passé riche, inestimable et bien trop méconnu…

En utilisant les liens ci-dessous, vous pouvez accéder à quelques pages consacrées à l’Histoire de Marnes… 


Restauration du four à pain

Inauguration du four à pain : dimanche 22 août 2010

ETAT INITIAL

TRAVAUX 2 006 – 2 007

I. Nettoyage du site et du bâtiment
– végétation, souche d’arbre, lierre
– décaissement bas de murs et intérieur du sol du bâtiment
– déblaiement du bois et des ferrailles
– mise à nu de la voûte du four
– dépose de la plate-bande de la gueule du four
– dépose de deux solives et de l’ancien plancher
– dépose de la charpente et de la couverture
– évacuation des gravats par tractopelle et tracteur

II. Achat matériel et matériaux
– sable de Loire
– chaux agricole (éteinte sur le site et stockage)
– tréteaux de maçon, madriers, échelle, brouette, étai, auge, truelle, pattes fiches, massette, pelle, bâche, tuyau d’arrosage, xylophène, spalter ….

III. Récupération de vieux matériaux
– solives
– pierres de taille et tout venant

IV. Travaux de maçonnerie et taille de pierre
– piquage façades extérieur et intérieur du bâtiment
– remontage de la chaîne d’angle côté route
– réalisation d’une boulite
– reprise fondation de la ponne
– gabarit et taille de deux sommiers de la plate-bande de la gueule
– layage du jambage de la porte d’entrée

V. Bois
– ponçage et traitement au xylophène des solives et des palâtres
– pose plancher en chêne

TRAVAUX 2 008

I. Maçonnerie et taille de pierres
– taille et pose plate-bande
– démontage voûte écroulée
– pose sol terre cuite après relevé
– relevé plein cintre gueule du four et commande de la brique

II. Charpente et couverture
– démontage toiture et charpente
– plan / étude et devis nouvelle charpente
– transport après commande des courantes et couvrantes auprès de l’atelier de la terre cuite
– commande bois de charpente, poteaux, pannes, chevrons et voliges (SAJEB)
– préparation terrain
– réempanage, remontage chaîne d’angle
– chevronnage, voligeage, faîtage, rives mouchettes
– réfection de la souche de cheminée et enduit brossé

TRAVAUX 2 009 – 2 010

I. Maçonnerie
– réalisation de la voûte du four et de la couverture,
– façonnage des enduits à pierre vue sur l’ensemble de l’édifice,
– construction du muret du puits, pose de la margelle.

II. Terrassement

– nettoyage du site, évacuation des pierres restantes,
– décapage du sol par avec une mini pelle,
– pose d’une bâche de protection hors sol sur la périphérie du bâtiment,
– nivellement d’un gravier calcaire pour finition.

III. Menuiserie
– fabrication de la porte d’entrée, d’un volet intérieur et « bricolage » d’une porte de la gueule du four,
– pose de la porte et du volet.

Monsieur Pascal PARRAS, architecte des bâtiments de France a accepté la restauration en l’état et a qualifié le bâtiment de « petit patrimoine de pays remarquable »

Pour visualiser quelques travaux du four à pain : on peut télécharger un petit fichier vidéo en cliquant ici.


Quelques vues de la commune


Présentation

 

Marnes est une commune du Centre-Ouest de la France, au nord-est du département Deux-Sèvres en région Nouvelle-Aquitaine.

Située au milieu de la plaine qui s’étend entre Poitiers et Thouars, dans un cadre naturel préservé, son climat est agréable, sec et ensoleillé. Les rivières qui la traversent lui apportent fraîcheur et verdure.

Elle se trouve à environ 150 kilomètres de la côte de l’Océan Atlantique.
Elle comprend une agglomération principale : le bourg de Marnes, et les hameaux de Chandalloux, Fosses, Moulin-Neuf, la Pinatterie, Lion et Retournay.
Elle s’étend sur 1 706 hectares, soit plus de 17 km2 .

LE RELIEF DU SOL

La commune forme une étendue de plaines et de plateaux, coupée par des vallées, dont l’attitude varie de 60 à 103 mètres au-dessus du niveau de la mer.
Trois vallées sensiblement parallèles et de direction Nord – Sud découpent le plateau à l’Ouest.

Ce sont :
– une ligne comprenant :  » La vallée Rouget « , les vallées de  » Gâtebot « ,  » La Bataille  » et la  » Vallée Mercier  » (la forme de vallée est moins nette en direction de Borcq).
– une autre ligne allant de la route départementale Thouars – Poitiers en direction de Saint-Chartres, avec  » La vallée des Chiens « ,  » La grand’Vallée « ,  » La vallée Carreau  » et la  » vallée de Plumain « .
– la vallée de la Dive du Nord, du moulin de Lauray au bourg de Marnes.

Les vallées sont encadrées de coteaux boisés ou recouverts d’une maigre végétation. Seul, le fond de ces vallées est en général fertile et cultivé. Notons que la vallée de la Dive, arrosée par un cours d’eau abondant, est verdoyante, occupée par des prés, des jardins et des bosquets (peuplier, frêne aulne ou  » vergne « ).

Après la traversée du bourg de Marnes, la vallée de la Dive s’élargit vers le Nord et le plateau fait place à des plaines fertiles qui occupent le nord-ouest de la commune entre Marnes, Saint Jouin de Marnes et Moncontour d’une part, Marnes, Moncontour et Messais d’autre part.
L’est de la commune est occupé par une colline boisée : le Peu de Lion (101 m) et la butte du Cormier (80 m).

peu_de_lion
Au nord-est, la région avoisinante du  » Canal de la rivière de Sauves « , marécageuse et boisée, est en général peu fertile.
Le point le plus élevé de la commune se situe à 103 mètres d’altitude, en bordure de la route d’Assais, à l’ouest de Chandalloux. Le plus bas est à  » Beuvron  » : 69 mètres. Autre repère d’altitude :  » Fosse  » : 90 mètres.
En conclusion, disons que la commune de Marnes est un territoire au relief varié : vallées, plaines, coteaux, plateaux et collines.

LE SOL ET LE SOUS-SOL. LES TERRAINS

La roche prédominante dans la commune est le calcaire mêlé d’argile : la marne (qui est sans doute à l’origine du nom de Marnes). On découvre de nombreux  » fossiles  » dans le sol et surtout dans les carrières, ce qui nous indique que la mer a recouvert notre pays en des temps lointains. L’ensemble de ces roches (pierres gélives) est recouvert le plus souvent d’une mince couche de terre arable, donnant des terrains rocailleux de fertilité médiocre (les  » Cosses « , déformation probable du nom  » Causses « ), au sud-est et au sud-ouest : exemple :  » Les Monts « ,  » La Bataille « ,  » La Cueille « .
Les plaines sont couvertes d’une épaisse couche de terrains argilo-calcaires (peu de pierres), tantôt rougeâtres, tantôt blanchâtres, très fertiles.
Le Peu de Lion est un petit massif de terrains schisteux (qui se détache en plaques, comme de l’ardoise) et de silex, fournissant jusqu’à ces dernières années des matériaux pour l’empierrement des routes (des carrières y étaient exploitées).
La vallée de la Dive est occupée par des terrains tourbeux et humifères formés d’alluvions et de débris végétaux transportés par la rivière. Il en est de même pour la région en bordure du  » Canal « , souvent médiocre et marécageuse et où poussent spontanément des joncs et des prêles (nord et nord-est de Marnes).

LES COURS D’EAU

La Dive du Nord

Venue de la Grimaudière où elle prend sa source, à 7 kilomètres de Marnes, la Dive du Nord traverse la commune dans le sens sud-nord. Elle naît à environ 90 mètres d’altitude et sort de la commune à 69 mètres ayant parcouru une dizaine de kilomètres : son cours est donc lent. Après un trajet de 40 kilomètres, elle se jette dans le Thouet (affluent de la Loire) dans le département du Maine-et-Loire, une quinzaine de kilomètres avant Saumur.
La Dive décrit de nombreuses boucles et se divise en plusieurs fois plusieurs bras qui finissent par se rejoindre après avoir alimenté une quinzaine de moulins ou anciens moulins).
Peu profonde, elle a cependant de l’eau régulièrement et de rares crues en hiver. Les crues surviennent 36 heures après les grosses chutes de pluies et particulièrement violentes. Rivière de 1ère catégorie, elle est renommée pour la truite !!!

dive

Le Canal

Un autre cours d’eau, mais artificiel, le Canal de la Rivière de Sauves, ou encore Prepson, rejoint la Dive du Nord à Moncontour après avoir irrigué ou drainé (selon les saisons) les terres du nord-est de la commune.

Le Fossé Courant

Il déverse dans le Canal les eaux issues de la Fontaine de Lion et sert à l’assainissement des marais voisins.

fosse_courant

Il n’y a pas chez nous d’eaux stagnantes ou dormantes (mares, étangs, lacs).
Ces cours d’eau ne sont pas navigables. Ils sont cependant très utiles comme force motrice (moulins), pour l’arrosage des terrains de culture (jardins et prés), et l’agrément apporté au bourg et à ses environs fort apprécié des touristes.


Randonnées

 

Au fil de la Dive par Marnes et Lion

Le Département des Deux-Sèvres propose une randonnée de 12,5 km dans la commune.

Le dépliant est disponible à la Maison du Thouarsais
(32, place Saint-Médard à Thouars)

Marnes, autrefois Madronas, est lié aux Madronae, divinités gauloises associées au culte de l’eau. L’eau y est donc omniprésente et sera par nature, votre guide sur ce sentier. En effet, la Dive, mais aussi les ruisseaux, les lavoirs, les moulins et autres ouvrages hydrauliques ponctueront votre balade, le tout au calme sous le chant des oiseaux.

Quelques sites à découvrir :
– La Plaine de la Bataille
– L’Eglise Saint Jean Baptiste de Marnes
– Les lavoirs dans le centre-bourg
– Hameau de Lion, sa fontaine et ses bassins

La Plaine de la Bataille est un des épisodes les plus sanglants des Guerres de Religion : 6000 morts en quelques heures de combat.
L’amiral de Coligny, chef protestant se dirige sur Paris. Sur sa route, il croise le duc d’Anjou, futur Henri III à la tête d’une forte armée royale.
L’affrontement inévitable se produit le 3 octobre 1569 à l’ouest de Marnes. Coligny, épuisé, bat en retraite.

Vous pourrez aussi découvrir le sentier pédestre de la La Sente Divine
Réalisé par la Communauté de Communes du Pays Loudunais, ce sentier de découverte  longe la rivière de la Dive. Un système de raccourcis permet aux randonneurs de composer leur itinéraire à la carte. Le parcours est jalonné de panneaux d’interprétation qui abordent différents thèmes : lavoirs, eau vive, plantes sacrées …

Pour télécharger le dépliant (format pdf), cliquer ici.